Lilian J.
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Nikon Fm2


Remise en route d'un Nikon Fm2

Cette fois-ci, c'est un appareil un peu particulier que je me propose de remettre en route : il s'agit en effet d'un des plus connus des Nikon après le F : le Fm2.

A une époque (1982) ou tous les appareils commencent largement à intégrer l'électronique, Nikon choisi de ne l'utiliser que pour la mesure de lumière. Ainsi, le FM2 est entièrement mécanique, et fonctionne sans batterie. Un côté Mohican, quoi...

De la même manière, à l'époque les vitesses d'obturation étaient de l'ordre du 1/1000ème de seconde : le Fm2 la porte à 1/4000ème, la plus rapide à l'époque, devancant ainsi toute la concurrence... même électronique :)

Pour ce, il fallait un obturateur à lamelles léger et résistant : le titane fut donc employé par Copal, sous forme de lamelles très fines, renforcées par un emboutissage type nid d'abeilles. Très joli, aussi !

Mais cher. Sur les appareils postérieurs, le titane sera remplacé par de l'aluminium, sans les nids d'abeilles. Arf.

Enfin, tous les composants rotatifs internes (avance film, armement...) sont montés sur roulements à billes, les rendants ainsi quasiment inusables et surtout très doux. Ajoutons-y le dépoli interchangeable, un dos démontable, la motorisation... ah, comme c'est un FM2n, la synchro flash est au 1/250ème... not bad !

Bref, un appareil haut de gamme, simple, sans fioritures, mais résistant et performant : pro.

Sachant tout cela, je n'ai pas hésité très longtemps en découvrant mon exemplaire dans un cageot sous une table de brocante photo... le prix rikiki toutefois était lié au blocage total de l'appareil : ni déclenchement, ni armement... bref, une brique. Jolie certes, mais une brique quand même... au boulot, donc !

Pour l'armement, ce fut rapide :

Un simple levier dont il a fallu corriger l'angle, qui n'était plus à l'equerre, avec les années...

Ce qui m'a donc permis d'armer, et de déclencher... pour me rendre compte que l'obturateur était dans les choux. 1 seconde durait 3 secondes, voire 5 des fois... bref, pas homogène. C'est parti pour une révision d'obtu Copal !

On commence par ôter le capot supérieur, et donc la molette des vitesses, que je voulais nettoyer à fond :

Sinon on peut tout à fait se contenter de dévisser les 3 vis autour de la molette, et seul la partie moletée sort, laissant le reste en place.

Mais au vu de la poussière, un petit nettoyage sera le bienvenu...

Le levier d'armement et de rembobinage suivent, rien de compliqué. Puis on peut enlever le capot :

On repère les fils qu'il va falloir dessouder, pour enlever la boite à miroir :

Ne reste plus qu'à décoller les cuirettes de la facade, puis 6 vis plus tard tard, la boite est dehors :

Nettoyage, puis lubrification, et remplacement de la mousse en miette que l'on devine en bas...

Il me reste alors ceci :

dont j'extrait le fameux obturateur Copal, à 120 euros pièce sur ebay, en ce moment... faut faire gaffe, quoi :

Là encore, un bon nettoyage s'impose, de même que le changement des mousses pourries, car elles ne jouent plus leur rôle d'étanchéité face à la lumière, et surtout laissent des miettes partout... surtout dans le mécanisme de l'obtu :

 

J'ai donc démonté les platines, soufflé les débris de mousses, retendu le ressort des vitesses lentes et refait la lubrification. Plus de souci, le copal refonctionne, c'est parfait !

On notera au passage la construction extrêmement intelligente de l'appareil, et sa géniale modularité. On ressent bien le soin apporté lors de la conception, très poussé, facilitant beaucoup les futures interventions... dont celle-ci !

Ne me reste qu'à remonter l'ensemble dans l'ordre inverse, reste encore un poil de collage/nettoyage-réglage à faire.

Je l'ai associé à un Soligor 2.8-105mm T4 dont je dispose... objo à tester aussi... allez, résultat en studio-canapé :

Il semble qu'il appartenait à un journal local, à la grande époque des pin's :

Très content, un bien bel appareil, performant et beau, vivement les beaux jours que l'on puisse profiter des pleines ouvertures grâce au 1/4000ème ! Et voir au passage ce que donne ce Soligor, de bonne réputation paraît-il...

 

A suivre !

 

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