Lilian J.
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Pentax MX


Mon fidèle MX, rencontré lors d'un vide-grenier. Bien qu'en panne, ce fut immédiatement le feeling avec cet appareil.

Réparation en images.

Tactile, d'abord : le poids, la compacité, l'aspect solide... et ses lignes, tout inspire confiance.

Bien ajusté, que des matériaux nobles, ses commandes, simples, sont judicieusement placées. Ce qu'il faut, et juste ce qu'il faut.

On choisit l'ouverture, on ajuste la vitesse pour être dans le vert, armer, shooter : c'est fait.

Impossible de le laisser ainsi en rade, voici donc, en images, sa remise en route !


Joli, non ? En tout cas, il mérite que l'on s'y attarde...

Il faut démonter le dessus, on commence par le levier d'armement, le pas est inversé, donc pour le desserrer, on le serre (sens horaire) :



la molette des vitesses/iso, que je cale sur 1/1000 et 200 iso :



 


Ok, tout est repéré, dos enlevé, on est ready :




Et voilà, le dessus est enlevé... faut le faire délicatement, sinon ceci risque de voler... et bon courage pour le retrouver :



Le petit ressort-fil de rappel pour le disque de comptage des vues... immédiatement enlevé (brucelles), et mis en sûreté dans une boite. Passons à la suite :

la platine des vitesses lentes (dessous), position 1/1000 ème :
 




et on attaque le potentiomètre de réglage des isos, easy, juste 2 vis :



côté gauche, les leds d'affichage dans le viseur :



et ainsi, il va être possible d'enlever les circuits, qui viendront avec le prisme. Pour cela, j'ai dessoudé 5 fils :

- marron et jaune en façade, ceux de la piste graphitée pour l'ouverture,
- bleu sur le dessus,
- gris au-dessus œilleton du viseur,
- vert du même côté, au-dessus du condo bleu.



Deux vis de chaque côté du prisme et deux de chaque côté de l'oeilleton :



et le morceau sort sans souci :



Ca fout les boules, hein ? On range ensuite tout ceci bien à l'abri, puis on continue le dépiautage :
 




avec le cadre sup. et le dépoli (très fragile et sensible aux rayures !)... que j'aurais d'ailleurs dû démonter avant, en fait

Bon, pour l'instant, on en est là :



Tout le haut est à présent démonté, on continue alors avec la face avant :
 




Pas besoin de démonter le levier de retardateur, la cuirette sort très bien ainsi. Idem pour l'autre côté. On va pouvoir sortir le bloc avant, et le plastique :
 


 



J'ai bien repéré quelle rondelle allait ou, car elles servent peut-être à ajuster la façade, et n'ont pas la même épaisseur... On s'attaque maintenant au coeur de la bêêêête :
 




La boite à miroir ! Deux vis dessous, deux vis dessus, et on la sort en basculant par l'avant, gaffe au disque des vitesses... d'ailleurs, je me suis aperçu ensuite qu'enlever la vis cylindrique devant le disque facilitait bien les choses. On se retrouve avec ceci :




dont il suffit de démonter un passe-fil et un contact pour séparer les deux blocs, pour nettoyage. Voici donc ce qui me reste :



Une fois le cache en métal enlevé, on voit bien mieux les rideaux, et leurs axes, qu'il va falloir nettoyer puis lubrifier :
 



Un pinceau, de l'essence C, et roule Raoul ! On barbouille avec plein d'essence, on laisse sécher, on en remet, etc. La crasse fini par s'en aller, par contre j'ai consciencieusement évité d'en mettre sur les rideaux
La platine engrenage est traitée de la même manière, et en remontant, ne pas oublier d'huiler le frein de rideaux (le tortillon blanc, en bas), il fonctionne comme une mèche de Zippo, mais avec de l'huile... on met donc de l'huile dans son tube plastique, elle servira de réserve, et huilera par capillarité :
 




Ensuite, ne reste qu'à tester les déclenchements à haute vitesses, boite-à-miroir remontée :



A ce stade, j'ai eu la pleine ouverture des rideaux, et aucun blocage miroir... nickel, c'est réparé, on peut donc remonter ! Inutile de dire que j'avais la banane !

Astuce : pour le disque des vitesses, on dévisse la vis de maintien, et on repousse au fond la platine engrenage. On remonte la boite-à-miroir, puis on remet en place (en repoussant) l'engrenage agissant sur le disque d'affichage :



Bien moins pénible que d'essayer d'emboiter les engrenages, croyez-moi... Enlevage de mousse pourrie partant en morceaux, et remplacage :


puis on peut remonter la face avant et les fils, sans oublier de tenir compte des rondelles de réglage :
 




nettoyo-trempage du module basses vitesses :



cuirettes et mousses maison :






Atelier soudures, puis ajustage de la position du circuit imprimé des LEDs, et on termine par le pitit ressort, puis le couvercle supérieur et les manettes :

Et voilàààà, j'ai un chouette Pentax tout neuf ! Enfin, deux, en fait, hehe !



Avec un bon kit de joint de John Goodman (le bien nommé, extrêmement sympathique et rapide !), il sera comme neuf ! Suis trop content, j'adore cet appareil, la taille, les commandes, le côté mécanique, le look, la qualité...

Très utile, le service manual (format .pdf) : http://www.pentax-manuals.com/manuals/service/servicemanuals.htm

Alors, en parlant de qualité, j'ai testé à la fois :

- le MX,

- le caffenol !

Voyez ici pour les explications, et les résultats :

Pentax mx et caffenol

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Quelle est la deuxième lettre du mot gmoxrg ?

 

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